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Les craintes d’une future maman surfeuse

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Dans moins de deux mois, c’est le plongeon dans un monde inconnu et effrayant. Un trip au plus profond de l’Indonésie semble une rigolade face à la grande aventure de la maternité. Qui dit inconnu,dit peurs, angoisses et questionnements. Voici quelques unes de mes craintes en tant que future maman surfeuse.


La crainte d’une future maman surfeuse n°1: Ne plus avoir le temps ou l’énergie d’aller surfer

 

Le dilemme d'une maman surfeuse
La crainte n°1 d’une future maman surfeuse: SURF? BEBE? DODO?

 

A chaque session possible, j’ai peur de ne pas choisir le surf. En tant que maman surfeuse j’aurai sans doute d’autres priorités. Profiter du bébé, faire une bonne sieste réparatrice ou m’occuper du linge sale qui s’entasse? Et le surf dans tout ça? Aurai je une motivation assez forte pour enfiler ma combinaison et me jeter dans le froid? En serai-je encore capable physiquement? Ne serai-je pas trop débordée?


La crainte d’une future maman surfeuse n°2: Qui va garder bébé ? Lui ou moi?

 

craintes maman surfeuse: être moins motivée que le papa surfeur
Chacun son truc sous le bras.

 

Mon mec aura toujours plus d’énergie et sera toujours plus motivé que moi pour aller surfer. Il me dira que ma passion pour le surf est moins forte que la sienne. Que j’en ai moins besoin que lui. Et j’acquiescerai sans doute car c’est un peu la vérité. Il est un poil hyper actif. Il est capable de ne dormir que 4 ou 5 heures, de travailler toute la journée comme un dingue avec 2h30 de route, et d’enchaîner 3 heures de session jusqu’à la nuit noire. Je connais tout de même des couples qui passent la journée sur la plage avec l’enfant et alternent les rôles. Pour cela il faut que les conditions météos soient favorables…Mais aurai je l’énergie et la motivation suffisante pour imposer mon tour de session?


La crainte d’une future maman surfeuse N°3: Aurai je autant la niaque qu’avant?

 

crainte future maman surfeuse la perte de la niaque
Fini l’envie de challenge?

 

La majorité des mamans surfeuses que j’ai rencontrées  m’ont confié que lorsqu’elles sont devenues maman, elle n’ont plus eu la même volonté en surf. Comme si quelque chose leur avait été enlevé. Au contraire: comme si un vide était comblé et qu’elles n’avaient plus la même niaque pour affronter les éléments. Enchaîner les canards difficiles pour passer la barre? Se faire peur dans des conditions un peu tendues? Se faire brasser après un bon wipe out? Ah, non!!! Plus du tout envie!!! Cela revient apparemment après 3 ans environ. Ne serai je pas trop vieille dans 3 ans ? Devenir maman provoque un chamboulement émotionnel tel que l’on a pas besoin de se rajouter des pics émotionnels dans des vagues engagées. Ne surferai je plus que des petites vagues lisses sans challenge?


La crainte d’une future maman surfeuse N°4: Après le chamboulement mental, la transformation physique

 

maman surfeuse avant après accouchement
No comment

 

Une peur, peut être superficielle, mais tout de même ancrée dans nos cerveaux féminins. Même si je ne suis pas le cliché de la surfeuse hyper bien foutue, mon corps de jeune femme sportive va subir des transformations…J’ai peur d’avoir la poitrine avachie et le ventre qui pendouille.


La crainte du futur papa surfeur

Voilà la peur majeure de mon mec:

peur papa surfeur foot ou surf
Non! pas ça!!!!!

 

Je ne veux pas dénigrer les enfants qui pratiquent le football. Mon père était footballeur et j’ai passé mon enfance à le suivre sur les stades tous les week-ends. Peut-être est ce pour cela que je n’ai jamais voulu le pratiquer et que je rêvais de surfer? Pourvu que notre garçon aime la mer, la glisse et l’aventure! Je sais, j’entends dire les parents parfaits: « Il faut accepter son enfant tel qu’il est ». Mais pour mon chéri, ça serait vraiment trop dur de passer des après-midi sur un stade, lui qui n’a jamais touché un ballon de sa vie et qui ne supporte pas les coups de sifflet d’un arbitre…

Et vous, avez vous eu les mêmes peurs? Comment ça s’est passé pour vous? J’attends de vous lire avec impatience.

Interview: Claire Brochard dite « brochette », surfeuse et parachutiste pro

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parachustiste pro et surfeuse avant tout

Pour ce deuxième interview, j’ai pensé à ma pote de longue date: Claire Brochard, alias « Brochette ». On a débuté le surf et le parachutisme ensemble il y a une quinzaine d’années. J’ai abandonné le parachutisme il y a 12 ans pour me consacrer au surf et aux voyages ( budget oblige: il faut faire un choix). Elle a continué, jusqu’à être depuis quelques années parmi les meilleures « freeflyeuse » de France. Elle n’a jamais abandonné le surf qui reste son premier amour.

Surfeuse: Te souviens tu de tes premières sessions de surf et de tes premiers sauts?

Brochette: Oui! Biensur! C’était en 2005, je viens de la région parisienne ( Gagny 93) et je venais de m’installer sur la côte bleue. Sur Paris, on était une bande de potes, profs d’EPS et on organisait régulièrement des week-end sportifs. Certains d’entre eux surfaient et nous ont fait découvrir le surf sur la côte atlantique! C’était trop bien! J’ai passé la journée dans l’eau, j’étais à fond!  Le surf pour moi, j’en rêvais depuis que j’avais 15 ans mais c’était pas imaginable en habitant à Paris. J’ai commencé à 27 ans. Depuis, je surfe dès que je peux sur la côte bleue ou lors de mes voyages.

surfeuse côte bleue
Brochette sur la côte bleue

J’ai débuté le parachutisme en juillet 2002, sur l’aérodrome de Pau. Toujours en compagnie de ces mêmes copains. Les débuts sont différents: j’avais tellement d’appréhension! C’est le contraire du surf. Quand tu débutes en surf, tu peux te jeter dans des conditions qui ne sont pas à ton niveau car tu ne réalises pas le danger. C’est à ce moment là que tu te fais peur. Et pour surmonter cette peur ça peut prendre du temps. Les premiers sauts en parachute, tu te « chies » de sortir de l’avion, car c’est un environnement que tu ne connais pas. Le passage de la porte c’est ce qu’il y a de plus flippant! Au fur et à mesure tu prends confiance, tu es de plus en plus à l’aise et cela devient une activité sportive comme une autre.

S: Est ce que l’on peut considérer le parachutisme comme un sport de glisse?

B: Les deux activités sont de la glisse. Mais en parachutisme, je trouve qu’il faut beaucoup de pratique pour ressentir la glisse avec ton corps. Au début, tu es figé dans une position, à plat, tête en haut ou tête en bas. C’est trop bon ce rapport à l’air, à la liberté! Mais c’est de la chute, pas de la glisse. Au fur et à mesure tu ressens vraiment la sensation de glisse qui est plus subtile quand tu commences à maîtriser les déplacements dans toutes les dimensions. C’est grâce à la soufflerie que j’ai pu ressentir ça. Je fais tout en visuel, et là tu te sens vraiment glisser.

surfeuse freefly

A tous les niveaux, c’est trop bon! C’est illimité comme sensation et comme évolution. Ce sont des sensations que l’on n’aura jamais sur terre.

S: Je sais que le parachutisme t’as aussi amené à voyager sur les plus belles drop zone du monde. Et qu’il y a souvent des vagues dans ces pays. Raconte nous tes plus belles destinations parachutisme/surf.

B: Mon dernier gros voyage c’était que pour le surf. La saison de parachutisme est longue, et dès que l’on peut, on voyage pour faire du surf ou du windsurf. Je travaille en tant que prof d’EPS la moitié de l’année ( de septembre à fin janvier) et les week-ends je travaille avec mon compagnon pour notre école de parachutisme: Vertical Wind. Nous proposons des tandems et des formations PAC sur les aérodromes de Pujaut ( vers Avignon) et de Gap.

En octobre dernier, j’avais vraiment envie de voyager que pour surfer. On est allé au Srilanka: c’était super! Je n’ai jamais autant apprécié un voyage surf, je n’ai jamais pris autant de vagues! On part souvent au Maroc aussi, sur l’aérodrome de Benni Mellal où on organise des stages de parachutisme. Dès qu’on peut s’échapper de la drop zone, on va surfer ou windsurfer aux alentours d’Essaouira. Sinon, on est allé à Tahiti pour surfer et sauter, ainsi qu’en Guadeloupe. J’ai préféré la Guadeloupe car les spots étaient plus accessibles. T’as pas la boule au ventre en pensant aux requins ou au corail. C’est pareil pour l’Afrique du sud…les requins sont présents toujours dans ta tête.

surfeuse tahiti vague
ma seule photo à Tahiti…j’étais pas si tranquille!

S: Quelles sont les plus belles vues du ciel?

B: Moréa bien sur! Tu jumpes au dessus du lagon! C’est une petite île aux couleurs de fou! Mais la Guadeloupe vue d’en haut c’est très beau aussi ainsi que la corse. Les couleurs et la côte escarpée sont extraordinaires vus du ciel et c’est pas loin! J’aime bien aussi la vue au dessus d’Aix en Provence: d’un côté tu vois la Sainte Victoire, d’un autre tu vois l’Etang de Berre et plus loin Marseille et la mer. Marseille c’est super joli aussi avec ses petites criques, l’eau turquoise ,ses îles et la roche blanche.

parachutisme drop zone guadeloupe surfeuse
La Guadeloupe vue du ciel

moréa drop zone parachutisme
La drop zone de Moréa

S: Tu as participé à différents records féminins de free fly ( pratique qui consiste à réaliser des figures autres qu’à plat :tête en haut, tête en bas, dans l’angle, etc). Peux tu me raconter comment ça se passe?

B: Pour le record de France, on a commencé l’entraînement en petit groupe. Comme beaucoup de filles, je me posais beaucoup de questions: est ce que je serai capable de gérer la pression? Est ce que j’ai le niveau? On a commencé à 6 puis à 9, et petit à petit on a pris confiance et on a progressé. On a fini à 16 en étant largué par deux avions.C’est trop bon de voir les autres se mettre en place dans l’avion d’à côté! Nous avons réalisé le premier record féminin freefly de France! La photo d’en dessous, c’est le 1er record féminin d’Europe qui s’est déroulé à Séville il y a 3 ans. On était 25. A l’occasion, j’en ai profité pour aller surfer vers Tarifa.

freefly parachutisme record de France surfeuse
Record d’Europe féminin de free fly

Puis une des nanas qui s’occupait du record du monde ( en France nous avons parmi les meilleurs parachutistes mondiaux) m’a proposé d’y participer. CA m’a boosté pour continuer à m’entraîner! Cette année là, j’avais fait pas mal de soufflerie, j’avais assez confiance. On s’est toutes retrouvées sur la drop zone de Eloy Phoenix en Arizona. En plein désert. Au bout de 2 jours d’échauffement, on commence les sauts de tentative.Y’avait 5 avions, dont 1 avion avec la base. Lors du 3ème saut de tentative à 65, j’ai carrément merdé à la sortie de l’avion. Tout c’est bien passé, mais ça aurait pu être dangereux pour les autres filles. Le manque d’expérience, sans doute, et le stress. Du coup, je n’ai pas participé au saut du record final. Mais c’était une super expérience humaine et sportive.

Record du monde dans le désert d’Arizona à 63 , 2015

S: Je te connais, et je sais que dès que des conditions de surf sont annoncées, tu es là!!!

B: Oui, je suis trop à fond pour le surf, j’ai trop envie de surfer tout le temps! Sans doute aussi car il y a beaucoup de moments dans l’année où je ne peux pas surfer. Alors quand c’est la rentrée en septembre, je suis trop contente parce que je vais pouvoir resurfer à la maison! J’ai toujours la sensation de ne jamais assez surfer. Je ne me suis jamais dit:  » Ca y est, c’est bon, j’ai pris assez de vagues aujourd’hui ». Je n’ai eu qu’une fois cette sensation de satiété: au Sri lanka où on faisait 2 à 3 sessions par jour.

Brochette à domicile

S: Considères tu le surf et le parachutisme comme des sports extrêmes?

B: Pour moi, ce ne sont pas des sports extrêmes, tu ne risques pas ta vie, ni de te blesser gravement ( à part si tu prends des risques volontairement à l’atterrissage). Les deux sports sont liés: ce sont deux activités merveilleuses qui t’amènent à voyager et à découvrir d’autres pays sous un angle différent: sous l’eau, dans l’eau, vu du ciel. Le coté extrême dans le parachutisme, c’est quand tu participes aux records. Au moment de la séparation ça peut devenir très dangereux! Sinon, c’est une pratique accessible à presque tout le monde. J’ai davantage peur en surf qu’en parachutisme, ça c’est sûr! J’hallucine quand les surfeurs de gros me disent: toi tu fais du para! Tu dois pas avoir peur! Mais si! Ca n’a rien à voir! Quand les vagues sont un peu creuses et qu’elles dépassent le 1m50, j’ai vraiment la boule au ventre!

S: Tu pratiques d’autres sports?

B: Je fais du speed riding en hiver ( Le speed riding est un sport de pleine nature associant le parapente et le ski, dont le principe est de rester au sol en allant le plus vite possible équipé d’une voile de faible surface, et d’une paire de skis, en alternant le vol et la glisse). J’ai le niveau 2 en plongée sous marine, je pratique le windsurf depuis assez longtemps, mais le sport qui a la première place dans mon cœur: c’est sans hésiter le surf! Sans doute, comme je l’ai dit avant, j’ai la possibilité de sauter quasi tous les jours. Alors que du surf, je n’en serai jamais repue!

 

Si l’envie de sauter vous démange depuis longtemps, CLIQUEZ SUR CE LIEN: VERTICAL WIND. Vous ferez la connaissance de Brochette et toucherez sans doute les nuages.

Trip surf en Ecosse: un voyage à l’ambiance unique

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longboard session hebrides the cliff écosse
Pourquoi un trip surf en Ecosse?

Chaque été se pose la question de la nouvelle destination surf. Nous fuyons le sud de la France en juillet/Aout que nous trouvons bondée et essayons de trouver une destination exotique qui rassasierait notre besoin de dépaysement.

Je rêvais d’aller en Colombie après avoir rencontré quelques routards qui en revenaient l’été dernier au Panama. Ils m’ont tous assuré que c’était « safe »si on ne s’éloignait pas des sentiers touristiques. Les spots de surf encore déserts restent difficiles d’accès. La jungle plongeant directement sur le spot.

Avec mon compagnon, nous avons écumé une bonne partie de l’Indonésie. On se disait que ça serait bien de changer un peu. Ainsi que de retrouver la saveur du surf authentique. Le surf non surpeuplé, loin des clichés des plages de cocotiers. Pourquoi pas aller surfer dans les pays froids ? Nous avons fait quelques recherches : Alaska, Islande, Norvège et sommes tombés sur des clichés à couper le souffle du photographe : Chris Burkard

photos surf chris burkard

Mais sommes nous prêts pour un tel trip ? La réponse est non, me concernant en tout cas. Trop froid, trop compliqué, trop hostile…et trop cher.

L’annonce de ma grossesse nous a éloigné de toute destination tropicale où sévissent les virus Zyca, Dengue, Chicungugna et autre Malaria. J’ai pourtant demandé à plusieurs reprises à mon gynéco : « Vous êtes sûrs qu’en Indonésie le Zyca est arrivé ? » . Il m’a répondu «  La grossesse est précieuse. Il ne faut pas tenter le diable. » Je me voyais bien rester un mois à Nias et me faire servir du mie goreng tous les jours avec la vue sur le spot. A mon souvenir, aucun moustique ne m’avait attaqué là-bas. Et quand c’est marée haute, la reforme des vagues est plutôt gentille pour une femme enceinte.

Finalement nous avons opté pour une option intermédiaire « Endless Winter » mais bien moins brutale que l’Alaska : le trip surf en Ecosse, en van.

frontière angleterre ecosseNico y a étudié pendant une année scolaire et a vécu ses premiers tubes à Thurso. C’était une bonne occasion d’y retourner.

La préparation du van était une aventure en soi. Le surfeur se crée des superstitions. Il décide de prendre tout le matéreil succeptible de l’occuper pendant les « waitings périods ». Il espère ainsi éloigner le mauvais sort du Flat ou du Onshore. Et quand on est windsurfeur en plus comme Nico, le camion a un coffre à matos doit contenir :

  • Une planche de Windsurf
  • Deux voiles
  • Un mât
  • 2 paddle gonflables
  • 1 longboard
  • 1 5’8
  • Une 6’2
  • Ma 7’2
  • Un gun
  • 2 matériels complet de snorkelling
  • Un fusil harpon….
Tout rentre!!!

Encore heureux qu’il ne kite pas et qu’on ait pas de vélo…

5 jours de tourisme

Nous sommes partis le mercredi 12 juillet vers 18 heures après deux jours de préparation de van.

Arrivée à Dover ( Douvres)
Deux jours plus tard nous atteignons Edinburg après une nuit sur une aire d’autoroute du centre de la France où nous avons étés réveillés par la douane qui a tenté de fouiller le camion…ils ont étés vite découragés au vu de l’ampleur de la tache pour sortir le matos. Nous avons passé ensuite une nuit au bord d’un lac Anglais, juste après Londres.

Pas de conditions de surf prévues. Cela a entraîné un grand désespoir, de longs questionnements et quelques tensions en chemin. Que faire ? Pas de dépression en vue à part celle du surfeur. C’est dans ces moments là, que je maudis ce sport :

si lunatique, si exigent si imprévisible.

Parfois j’aimerais juste être une touriste lambda et profiter seulement du pays.

Edimburg est une ville aérée, zen, à l’architecture qui a du inspirer les écrivains de contes de fées. On peut y rencontrer des sorcières en lévitation et des vampires qui vous accompagnent à la rencontre de lieux hantés.

 

edinburgh castle
Edinburg castle
J’ai eu beau chercher, j’ai pas trouvé l’astuce

Nous avons visité la ville pendant deux jours en nous occupant comme de bons citadins : visite du château, pub ( ils ont de la très bonne bière sans alcool), resto, café et même cinéma

Nous  avons ensuite pris la route pour les highlands.

Cette partie de l’écosse est vallonnée et les lochs ( des lacs) sont partout. Nous avons fait un détour par le Loch Lomond qui figure sur les sentiers touristiques mais le trafic routier nous a fait fuir au plus vite. Et les lochs, y’en a tellement que ça ne valait pas le coup.

Nous avons continué jusqu’à Glencoe. Enfin nous nous sommes sentis imprégnés et immergés dans la beauté verte, sauvage et parfois vertigineuse de l’Ecosse.

glen coe écosse Le temps s’est gâte. Le soir nous nous sommes posés dans une vallée entre deux beaux sommets donnant sur une tentante cascade en altitude.

Il faisait froid, ma veste de ski n’était pas suffisante pour me permettre de rester dehors.

Le lendemain nous avons marché jusqu’à la cascade, espérant nous y baigner pour nous laver. Le chemin était assez escarpé et mes jambes de femme enceinte ne me portait plus ! Je devais faire un effort pour chaque pas, mais je voulais arriver en haut. La vue de la cascade et la tentative de baignade dans une eau gelée m’a redonné le coup de fouêt dont j’avais besoin pour continuer ma journée.

Nous avons repris la route en direction de l’île de Skye. Nous voulons y attendre les conditions de surf avant de prendre le ferry . Ce qui est fabuleux en Ecosse, c’est que toute la route est magnifique et vaut le peine d’être parcourue.

«  Rien n’est laid ici, même les abords des villes sont agréables ! »

eilean donan castle
Encore un chateau sur notre route: Le Eilean Donan Castle

Après moultes réflexions et « chechage » météo, les conditions ne nous ont donné aucun signe d’urgence. Nous avions le temps et le temps justement était au beau fixe. Nous avons décidé de profiter de l’île de Skye au maximum.

Ile de Skye

L’île de Skye est superbe. Il est très facile de trouver sur le bord de la route ou bien en prenant de petits chemins au hasard, des spots magnifiques et sauvages, pour dormir. Nous avons passé 5 jours sur place en suivant les recommandations du « rough guide » que Nico avait téléchargé en format Kindle sur son téléphone.  Nous sommes donc allées sur cette plage de sable blanc, la seule de l’île qui semble être posée là de manière volontaire par l’homme. Le premier phoque est venu nous saluer à une dizaine de mètres du bord. Cette couleur d’eau nous forcément envie de s’y jeter. J’ai essayé. J’ai abandonné…

Une autre journée nous a amené jusqu’à un canyon bien encaissé mais accessible du parking, où au milieu coule une belle cascade dans des eaux marrons foncées. Un quart d’heure de marche suffisent pour atteindre le bassin.

Je n’ai pas hésité cette fois, j’enlève mes vêtements et me jette seule dans l’eau. J’adore les cascades, surtout si elles sont sauvages. C’aura été ma première douche du trip. Nico a suivi le cours d’eau et est allé faire du snorkelling à l’embouchure : c’était le lieux de chasse du Lieux ! Il prend son fusil harpon et nous ramène pas peu fier deux gros énergumènes ( que l’on a d’abord pris pour des saumons : fantasme oblige) ainsi que le plus gros tourteau que je n’avais jamais vu.

pêche harpon Lieux Ecosse ile de skye Nous faisons un feu le soir même et cuisinons le poisson de trois sortes différentes : en sashimi, en ceviché et au grill. Le tourteau sera savouré après 25 minutes dans du court bouillon.

Le trip surf en Ecosse est aussi un road trip : pas besoin de faire beaucoup de choses, il suffit d’ouvrir les yeux et d’accepter le bonheur que nous offre ces paysages. En voilà quelques exemples. Le coucher de soleil sur le nesting point est un incontournable.

nesting point

Un trip surf en Ecosse ne peut pas se passer de Fish and Chips. Et la jolie ville de Portrie est le lieux idéal pour en déguster un, face au petit port, entourés de mouettes gourmandes et  agressives.

Le trip surf en Ecosse commence!

Une semaine après notre arrivée, nous tentons de trouver des vagues.

Les routes sur ces îles sont étroites et biscornues ! Faire le tour des spots en ne pouvant rouler qu’à 20 km/h, ça va pas le faire ! Nous croisons en voitures d’autres touristes, lors de « passing lane », qui tiennent une énorme carte routière. Je leur demande où nous étions : What ???? rien à voir avec la direction que nous voulions prendre … Heureusement, les paysages en valait le détour et une colonie de phoque s’est offerte à nous, et à nos objectifs photos.

La colonie de phoques

La vraie route que nous devions emprunter est aussi magnifique. Elle passe par de spots de surf superbes mais il ne marchaient pas. La vue d’une houlette qui cassait presque sur le shore  a réveillé notre désir de surfer.

trip surf ecosse scarista surf spot

une houlette alléchante

5 heures après avoir débarque du ferry, nous atteignons enfin notre objectif

Trip surf en Ecosse

Il est 21h30, le soleil est encore haut. De petites vagues glassis déroulent. Nico n’hésite pas à se préparer. Moi, je me retrouve congelée, lasse d’une longue journée de route, je me suis dit : je surferai demain. Voilà quelques photos de cette belle sunset session.

sunset surfing europie Ecossesurfeur seul à l'eau sous le soleil couchant

Voilà la morale d’un surf trip en Ecosse :

– Une combinaison  5’4 neuve et chaude tu achèteras

– Cagoule, chaussons 5mm et gants 3mm tu enfileras

– Bien couvert, les vagues tu checkeras

En étant enceinte, et n’ayant pas écouté les conseils avisés de Nico , j’ai eu très très froid. J’ai raté les trois plus jolies sessions à cause de ça ! j’ai regretté de n’avoir pas changé ma combinaison Flashbomb 4’3, qui avait déjà 3 ans ! Quelle erreur.

trop froid en trip surf en Ecosse
Une des deux seules vagues que j’ai prise sur ce spot

Je pense aussi que mon corps changeait. Mon ventre devait absorber toute la chaleur restante de mon corps pour protéger bébé. Je suis sortie deux fois de l’eau prise d’une crise de froid. Je me suis donc mis en grève de surf. Nico me demande quelles sont mes revendications. Je réponds : Le droit de ne pas aller surfer ! J’ai quand même fait une petite session seule, au soleil, prometteuse. Deux vagues plus tard, le spot de fonctionnait plus…rrrghrghh… Mais au moins, cette illumination du soleil m’a permis de prendre une douche rapide d’après session, avec de l’eau réchauffée dans une grande casserole.

Quelques photos d’une session Paddle sur une plage magnifique un peu perdue  : de petites lignes lisses et turquoises nous provoquaient, mais aucune de donnaient vraiment de vagues.

surf spot mangerta Lewis hébrides

Nous ramons donc plus au large, à la rencontre, qui sait, des hammer sharks, où autres dauphins…mais rien…j’ai eu encore très froid. Je me suis changé dans le camion en allumant le gaz, pour essayer de me réchauffer, mais le froid transperce et reste longtemps emprisonné au fond des entrailles.

Entre les sessions fraîches  plus ou moins amusantes, nous prenons la route et allons visiter.

StornowayLe port de Stornoway

Le centre ville : n’est ce pas trop mignon?

La presqu’île  abrite une plage incroyable ainsi qu’un village de l’âge de fer découvert que dans les années 90. Nous rentrons dans une de ces maisons. Nous faisons un voyage dans le temps, 3000 en arrière .

Surf trip en Ecosse

Après être resté sur le nord de l’île quelques jours, une dépression annonçait un pic de houle pour les 3 prochains jours. Nous changeons de plage . Nous y resterons  4 jours. Comme une sensation d’ »Into the Wild ».

INTO THE WILD

Mais qui dit dépression, dit pluie fine et intermittente, et petit vent très frais. Les vagues sont là, mais je commence ma grève. De toute façon étant enceinte de 4 mois et demi, je ne surfe plus que de petites vagues lisses…mais c’est dur de voir les autres surfer…son mec ressortir d’une session de 4 heures avec un big smile en me disant qu’il avait tubé en longboard debout…et qu’en plus, deux surfeuses de mon niveau s’étaient apparemment gavées. J’ai eu le blues de la surfeuse fainéante…même si je savais que je n’aurais pas pu y aller, que cela n’était pas raisonnable. J’avais cette culpabilité d’avoir eu trop froid ou d’avoir été trop fainéante pour enfiler la combi.

Une belle session loupée: trop froid, trop tard (23 heures!) et trop enceinte…rgrhrghhh

Nous sommes resté en compagnie de James, un jeune anglais. Nico a trouvé un copain pour aller surfer, aussi motivé que lui.

Deux spots se trouvent en face de ce bus vert abandonné. Un point break en gauche, et une très longue droite, qui aime les grosse houle tout en étant massive et assez molle. Pour qu’ils fonctionnent au mieux, il faut beaucoup de houle.

 trip surf en Ecosse longboard bus stop Lewis

Entre leurs deux ou trois sessions nous avons pris le temps d’aller à une fête agricole, typiquement « british ». Une prof française d’anglais nous a expliqué combien les écossais adorait distribuer des Awards lors de ces expositions agricoles. Award de la plus belle carotte, pomme de terre, des plus beaux œufs et gâteaux. Du plus joli bouquet de fleur des champs et de pulls en crochets. Et bien sur de la plus belle vache et du plus beaux mouton.

exposition agricole Hébrides EcosseEn parlant de vache et de moutons ! Voilà une autre de nos occupations excitantes : photographier les Béliers et les Highland cows. S’en approcher au plus prés. Une fois, l’une d’entre elle a essayé de nous courser. Ahah, un peu d’adrénaline !

Un phoque venait tous les jours nous faire coucou sur le spot et des énormes saumons sautaient autour de lui.

Les phoques nous surveillent…

C’est un spot à saumon !!! Nous l’avons deviné en voyant un garde pêche squatter le fameux camion, faire virevolter sa canne à pêche au dessus du Loch. La pêche à la mouche! Les saumons remontent l’océan le cours d’eau pour atteindre le Loch.

pêche à la mouche
La pêche à la mouche: un vrai art

Fort de sa première expérience avec les Lieux de Skye, il est allé chasser, sur les conseils d’un pêcheur de Saint Jacques, sur un spot isolé  dans les lochs. Autant le lieu était superbe et dégageait une ambiance paisible, autant l’eau marron ne donnait pas envie. Nico se jette à l’eau, au milieu d’une colonie de phoque, bien décidé à me ramener des Saint Jacques. Il était encerclé de 2 ou 3 phoques qui se demandait qui était cette nouvelle espèce qui venait chasser dans leur territoire. Heureusement il ne sont pas agressifs, mais ils ont surveillé Nicolas tout le long de sa pêche.

phoques lochs ecosse
Les phoques plongent en même temps que Nicolas

Il est revenu 1 heure plus tard avec quelques moules énormes peu ragoutantes. Le soir, nous les avons fait cuire, mais….berk….elle ne nous donnait pas envie…nous les avons rejeté à la mer et avons lancé sur le feu des Noddle chinoises.

Trip surf en Ecosse

Plus dans le sud, déroule encore une autre vague dans une autre baie somptueuse. Le soleil était présent et m’a réchauffé. L’eau était cristalline et turquoise. Je me jette à l’eau dans des conditions parfaites…pour débutants.

Trip surf en Ecosse

Le soir même, nous avons migré un peu plus au sud. J’étais très peu motivée  mais  une superbe sunset session parfaite pour longboard et femme enceinte nous attendait. J’ai encore eu très froid, je ne suis pas restée longtemps et Nico a surfé jusque à ne plus en pouvoir, grapillant un maximum de vagues. Comme s’il faisait à chaque session des réserves en cas de disette surfistique.

the cliff spot de surf hébrides écosselongboard session hebrides the cliff écosse

sunset session the cliff trip surf en Ecosse hébrides
Une autre sunset session

Nous avons fait notre dernier nid, ici, au cœur de ses falaise immenses et cette plage à l’eau cristalline.

J’y ai fait deux bonnes sessions parfaites pour mon ventre rond.

A quelques kilomètres de là, on pouvait s’acheter d’énormes et délicieuse Saint Jacques, dans une ambiance toute écossaise.

Dégustation de coquilles St Jacques avec vue!

L’ambiance qui règne en Ecosse est  particulière. Elle nous fait penser à La Nouvelle Zélande, mais avec quelque chose de plus sauvage, de plus Alaska, de plus mystique.

Les gens sont d’une gentillesse sans borne, toujours prêts à te rendre service.  Quelques jours plus tard les conditions de surf n’était plus au rendez vous . Le mauvais temps commençait à s’installer. Mais on ne voulait pas rentrer en France, retrouver  » babylone ». Nous nous sentions si zen, si coupés du monde, si loin des préoccupations et des soucis du quotidien.

Les conditions n’annonçaient que du vent et de la pluie. Fini le surf trip en Ecosse. Nous avons embarqué le soir même vers minuit sur le ferry réservé aux camions de marchandises, et avons atteint Ullapool vers deux heures du mat.

Ullapool, fish’n’chips, ice cream et portefeuille en Tweed

A Ullapool nous avons fait une rasia dans une boutique de tweed et de souvenirs en tout genre. Nous avons mangé nos dernier Fish n chips, que nous avons partagé ( c’est indigeste à force) et avons pris la route du sud.

Black Water, sur la route des highlands

3 Jours plus tard, nous retrouvions la chaleur, les bouchons et les paysages désolés de post incendie. Notre maison est saine et sauve, le feu ayant été stoppé à quelques mètres de notre porte.

Le bilan:

Un surf trip en Ecosse ne peut se contenter de partir à la recherche de vagues. Les conditions météo sont assez difficiles et les conditions de surf aléatoires. Il faut y aller avec l’envie de découvrir un pays et de se plonger dans le vert. Nous avons eu que quelques sessions à longboard pour un mois de voyage. Mais nous avons aimé.

Nico me demande : On y retournera en Ecosse quand on aura le petit ?

Je lui réponds : Oui ! Mais avec une 5’4 cagoule intégrée !

 

 

 

Un week end en immersion dans le 33

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Nous sommes désolées d’avoir mis du temps à publier un nouvel article. Entre l’une qui a eu du boulot par dessus la tête et l’autre qui a construit sa maison, fait des travaux, et n’avait plus d’accès internet, c’était assez compliqué. En plus, j’ai appris (Anne) que j’étais enceinte…alors…la tête à tourbillonné dans tous les sens.

Immersion surf magazine

En février dernier, nous avons été contactées par Myriam qui nous a présenté son projet de création d’un magazine de surf destiné aux surfeuses. C’est un projet dont on a déjà parlé sur notre page Facebook. Un projet ambitieux et qui comblerait un gros manque dans la presse internationale : le surf vu au féminin. Elles ont lancé, Myriam et son associée Fred, une collecte sur internet, par l’intermédiaire de Ekosea, une plateforme de crowdfundinfg spécialisée dans les projets tournés vers l’océan.

immersion surf magazine

Nous avons donc participé à leur action et avons été invitées à la soirée de lancement du magazine qui avait lieu à Bordeaux ce samedi 10 juin. Une belle occasion pour moi de passer un week end en immersion dans le 33. Mon beau département de coeur, mon département natal. J’ai pris mes cliques et mes planches, direction Arcachon, chez mon amie Mathilde.

Immersion dans les vagues girondines

Mathilde, celle avec laquelle tout peut arriver, celle qui m’a présenté le fameux rappeur Oxmo Puccino ( voir notre article sur le blog: Les mots d’oxmo), celle qui vit désormais sa passion pour le surf sur les côtes girondines, s’est installée à Arcachon depuis 3 mois. L’occasion pour moi de découvrir son nouveau mode de vie ainsi que de revoir la jetée Thiers, les cabanes tchanquées et ma petite maison dans la ville d’hiver, qui m’a vu naître.

Ce que j’aime dans les plages girondines, outre les longues dunes qui longent toute la côte atlantique française, ce sont les forêt de pins. Les landes! Nous habitons à Sausset les pins. Les pins nous connaissons bien. Mais là-bas, leurs troncs sont si fins et si hauts qu’ils semblent vouloir toucher le ciel. Ils me font penser aux forêt de cocotiers indonésiennes.

immersion forêt pins landes 33

Les spots de surf sont somptueux tout en étant pas assaillis par la foule comme chez nous. Est ce que parce qu’il faut traverser la dune? Est ce que parce-que les vagues ne se révèlent qu’à celui qui a le courage de porter sa planche sans savoir exactement ce qu’il va y trouver? Est ce que parce que la population locale est moins dense? Ou parce que le surf de l’océan est plus exigent que le surf méditerranéen?

En tout cas, ce jeudi soir, les vagues étaient parfaites, 1 mètre, offshore, ni trop mou, ni trop creux. Seulement 3 surfeurs se répartissaient les droites et gauches me ramenant à mon triste sort de surfeuse méditerranéenne… Je ne me plains pas, non, j’adore surfer sur notre belle côte, dans nos belles calanques. J’aime nos jolies vagues de reef .

Nous avons surfé de 19h30 à 20h30 jusqu’à ce que l’orage ne nous menace trop.

Aucune photo n’a été prise, nous n’avons pas encore de photographe attitré (ahah) et puis il faut choisir: Surfer ou se prendre en photo. Le choix est vite fait.

Immersion dans le bassin d’Arcachon

Le lendemain, Mathilde devant aller travailler, j’avais une journée seule à profiter d’Arcachon, j’étais super excitée. J’ai pris un bateau pour faire le tour de l’île aux oiseaux tout en longeant le cap ferret. Les photos se passent de commentaires.

jetée thiers arcachon
La jetée Thiers et son embarcadère

 

parc à huitre île aux oiseau 33
Parc à huitres autour de l’île aux oiseaux

L’île aux oiseaux et ses cabanes de chasseur de canard sauvage

immersion dans le bassin d'arcachon, dune du pyla
La dune du Pyla vue du cap Ferret

barque fond plat bassion arcachon cap ferret
Une barque à fond plat typique du bassin d’Arcachon, rénovée

Un des nombreux village du cap ferret côté bassin d’Arcachon

Ci dessous, la maison de Guillaume Canet et de Marion Cotillard (en haut à droite). Je savais qu’il avait une maison ici car j’avais eu la surprise de partager une session avec lui l’été dernier sur une des plages du cap Ferret. ( voir notre article: aujourd’hui j’ai surfé avec Guillaume Canet)

cap ferret maison de guillaume canet
Maison de Guillaume Canet et de Marion Cotillard

Le soir, nous avons mangé avec un ami de Mathilde dans une de ces centaines de cabanes de dégustation d’huîtres! Encore une raison de mon adoration pour le 33: les huîtres!!!! Quel régal!!!Elles sont si douces par rapport à celles méditerranéennes. Ahah!!! Les gens du coin me demandent:

ah bon? il y a des HUÎTRES en méditerranée? Ils sont autant étonnés que quand je leur dis que je surfe vers Marseille: Ah bon? Il y a des vagues en méditerranée?

Comme je vous l’ai dit, avec Mathilde tout peut arriver. Son ami, qui est pilote privé, nous propose de faire le tour du bassin d’Arcachon en avion le lendemain…euh, oui!!! bien sur!!!

aérodrome arcachon la teste de buch tour de contrôle

Nous étions comme dans un reportage des racines et des ailes. Le spectacle était trop incroyable pour être vrai. Est ce possible une telle beauté?

bassin d'Arcachon vu du ciel à marée basse

cabanes tchanquées vues du ciel
les cabanes tchanquées vues du ciel

Nous avons survolé tout le bassin jusqu’à Biscarosse à marée basse. Nous comprenons pourquoi c’est une zone très dangereuse pour les navigateurs.

dune du pyla et bassin d'arguin vu du ciel
La dune du pyla et la bassin d’arguin

J’ai pu profiter au moins 25 minutes de cette vue incroyable, jusqu’à ce que le mal des transports me vienne. Je remercie Mathilde de s’être bien occupée de moi en prenant en charge mon sac de vomi et en me délivrant des kleenex salvateurs. Mon plus gros problème en voyage: le mal de mer! J’ai du arrêter la plongée sous marine. Et je ne vous raconte pas le nombre de fois où je me suis vidée de mes tripes, en trip.

Vu du ciel, les lignes de houles du cap ferret nous faisaient de l’oeil alors qu’à Biscarosse, la mer semblait en chantier.

cap ferret vu du ciel
Le cap Ferret vu du ciel

Biscarosse vu du ciel

Nous avons ensuite tenté un surf à Biscarosse. C’était comme vu du ciel: insurfable. Mais il faisait beau, nous étions encore pleines d’énergie, nous nous sommes amusées dans la mousse comme des débutantes en espérant que la reforme au shore break nous donne un peu d’adrénaline.

Mathilde, la belle

Je rentre bien mon petit ventre de femme enceinte de 2 mois et demi…et oui j’ai pas pu résister à me jeter à l’eau

Mais l’heure presse! Nous devons aller nous préparer pour la soirée à Bordeaux!

Immersion surf magazine: la soirée de lancement

La douche prise vite fait, les cheveux encore pleins de sel, nous partons à Bordeaux.

Le lieu: les chantiers de la Garonne. Un bar sur deux étages au bord de la Garonne. Quelle ambiance chaleureuse, quel endroit magique!

les chantiers de la garonne lancement du magazine immersion surf

les chantiers de la garonne bar bordeauxPourquoi n’avons nous pas de bar comme ça vers Marseille? Nous habitons une région splendide mais aucun lieu pour se réunir le soir dans une bonne ambiance en bord de mer. Une frustration de plus.

immersion magazine soirée de lancement; coucher de soleil sur Bordeaux
La vue de la terrasse des chantier de la Garonne: Coucher de soleil sur Bordeaux

Nous arrivons pour le spectacle d’une troupe de hip hop. Myriam et Frédérique, en plein jus, nous ont accueilli avec de grands sourires et m’ont remis le magazine immersion tant attendu: 200 pages de bonheur.

miriam fondatrice immersion surf magazine
Dédicace de Myriam

Chaque page tournée est une caresse pour nos sens.

Une caresse au toucher: le papier est si doux qu’on a envie d’y frotter son visage.

Une caresse pour les yeux: la mise en page épurée et les photos magnifiques nous donnent envie de tourner les pages

Une caresse pour l’odorat: le magazine a l’odeur des bons livres, on a envie d’y glisser son nez

Une caresse pour l’esprit: les textes sont à la fois facile à lire tout en restant inspirés par une belle plume littéraire et parfois philosophique.

C’en est presque sensuel. Cela change de nos lectures devant nos petits écran. Même si on a lancé ce blog et que nous cautionnons les lectures sur le web, je préfère tellement tourner les pages d’un vrai livre et de tenir l’objet dans mes mains.

Tous les articles ont une ligne rouge: la passion de femmes d’exception pour l’océan et pour l’immersion totale du corps et de l’esprit dans cet élément. Nous nous reconnaissons dans cette obsession de ce plissement de l’océan que représentent les vagues et dans l’envie irrésistible de s’y plonger complètement. Nous voyageons en texte et en photos à travers le monde: de l’Alaska, à l’Indonésie, en passant par la Bretagne. Il y a aussi un superbe article sur le surf et la culture au Japon. A chaque voyage nous partons à la rencontre de surfeuses, qui loin des clichés de la blonde en string, nous font partager un bout de leur quotidien et de leur spiritualité.

immersion surf magazine article alaska

immersion surf magazine article bretagne

Il y a aussi un article technique très intéressant pour nous les filles, qui sommes un peu incultes en matière de shape, sur les descriptions de toutes les parties d’un surf.

immersion surf magazine article techniqueTout cela illustré soit par des aquarelles, des dessins et bien sûr de belles photos toutes artistiquement au top.

J’ai eu la chance d’être présentée par les filles au fondateur des magazine surf session et surfeur journal: Gibus de Soustrait. Il est très sympathique et très curieux de notre blog. J’espère qu’il y a jeté un oeil et que ça lui a plu. Mais que font donc les surfeuses en méditerranée? Ça l’intrigue. Il nous a généreusement offert le dernier Surfeur Journal: une perle.

gibus de soustrait fondateur surfeur journal
Mathilde, Myriam, Gibus de Soustrait, Frédérique et moi

PS: le magazine sortira cet été et sera distribué que dans quelques endroits spécialisés. Vous pouvez le commander sur leur page FB.

 

 

Coaching pour surfeuses

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catching pour surfeuses

coaching pour surfeuses

Tout le monde est d’accord pour dire que le surf est un sport ingrat. Il est très difficile de progresser et on passe souvent par des phases de stagnation. En tant que professeur d’EPS j’ai pratiqué tout type de sport et je peux affirmer que le surf est le plus complexe. Je vous propose donc le premier article de la série « coaching pour surfeuses »

J’ai été une autodidacte en surf. J’aurais eu besoin de bons conseils pour progresser plus vite. Tout le monde sait aussi que notre compagnon n’est jamais le bon intermédiaire pour recevoir des conseils. Ainsi soit-il…

Alors je vous propose, de ma modeste expérience, quelques conseils. En partant de situations déjà vécues et des questions que j’entends souvent dans la bouche des copines, j’espère vous aiguiller un petit peu. N’hésitez pas à nous faire part d’un problème récurrent que vous rencontrez, j’essaierai de vous répondre.

Quand je fais le take off, je plante régulièrement ma planche.

Il y a plusieurs explications à mon avis

  • Le timing du take off est mauvais. Les toutes premières fois où l’on a essayé de prendre une vague, on se met debout trop vite. La vague nous passe en dessous. Nous n’avons pas ramé assez longtemps et assez fort pour l’accélération finale. Mais après quelques temps de pratique, on peut faire l’inverse: trop ramer et se mettre debout trop tard. La vagues derrière nous se rabat dans notre dos et le take off devient impossible. C’est une question d’expérience et de ressenti.
  • Le placement sur la planche est mauvais: Comme précedemment, au début en surf, on a tendance à se mettre trop en arrière sur la planche. La vague nous passe en dessous. Alors on se force à se mettre plus à l’avant. Là, la vague nous prend. Mais souvent au dépourvu et on se retrouve la tête en bas et le nose plante forcément. C’est pourquoi, il faut consacrer plusieurs sessions pour connaître sa planche et la tester pour ressentir le bon positionnement.
  • Le positionnement de la tête: Les surfeurs expérimentés sont cambrés sur leur planche. Alors qu’un débutant rame souvent la tête à plat, le nez contre sa board. Plus vous relèverez la tête au take off, plus vous cambrerez, moins vous aurez de chance de planter. Votre nose se relèvera par l’effet du poids de votre bassin! Si vous gardez la tête trop à plat sur votre planche, vous aurez tendance à faire le take off la tête en bas, ce qui entraînera un déséquilibre et une plantade. Alors relevez la tête, soyez fière! Votre position sera plus stable et vous aurez le contrôle de la direction de votre planche. La tête et surtout le regard sont souvent la base de toute progression dans n’importe quel sport.

J’ai du mal à passer la barre

Aie aie, le passage de barre est le côté le plus frustrant en surf. Heureusement, sur la côte bleue, nous avons la chance d’avoir des vagues de reef. Sauf en cas de gros coup de sud-est, nous atteignons le pic en quelques coups de rame. Mais quand on se retrouve à l’océan…on est perdues.

  • Observer les baïnes. Souvent, sur les plages des côtes landaises, un dessin des baînes est représenté. On peut les utiliser pour monter au pic plus rapidement. Le mieux: observer les autres surfeurs et suivre celui qui a l’air d’avoir le moins galéré!
  • Prendre son temps. Attendre au bord de l’eau, planche sous le bras et leash attaché. Observer la houle. Lorsque la grosse série vient de passer, alors on peut se jeter à l’eau. Ne pas hésiter à attendre parfois entre 5 et 10 minutes. C’est du temps gagné pour ensuite. Combien de fois, ai je été trop pressée et me suis je retrouvée à enchaîner les canards et au moment de l’épuisement, la grosse série arrive et me renvoie à l’expéditeur…rhrhrhrhrh. Et je me dis que l’océan n’a pas voulu de moi…
  • Améliorer son canard. Après plus de 10 ans de pratique, j’en enfin compris le conseil de mon mec: Fais les canards plus tôt!!! Je pensais les faire au bon moment, et bien, non! Il faut les faire  bien avant la pente de la vague. Et ne pas hésiter à plonger le plus profond possible!!!
Baine

J’ai la sensation de stagner techniquement

Encore une fois, la progression technique est très lente. Les conditions météo sont tellement sensibles et lunatiques! Surtout si on habite pas sur un spot de surf, et que l’on surfe occasionnellement pour les vacances. Je vous propose alors deux conseils.

  • Se focaliser sur un point technique à la fois. Pour chaque session, et parfois pour la dizaine de session à venir, je vous conseille de vous concentrer sur un point technique en particulier. Il faut éviter la surcharge cognitive. Cela vous donne un objectif et c’est aussi plus sympa de voir nos progrès par rapport à cet objectif: c’est plus motivant. Quand on progresse, on prend forcément plus de plaisir. Par exemple:
  1. « Je ne regarde pas où je pose mes pieds au take off ». Je me forçais à garder la tête bien relevée pour avoir le regard en direction de la vague. Au bout d’un moment c’est devenu un automatisme et je suis passée à un objectif suivant.
  2. « Aujourd’hui je vais accepter les wipe out et me jeter dans des vagues un peu plus creuses! » Peu importe si je ne suis pas la vague. Peu importe si je ne glisse pas longtemps. Au moins j’aurais appréhendé les take off dans le vide. J’aurais moins peur plus tard.
  3. « Pour les prochaines sessions, je vais me concentrer sur le bottum ». Je vais m’appliquer à  bien appuyer bien en bas de la vague et à regarder le haut de la lèvre!
  • Ne pas avoir peur du ridicule. Quand on a la chance d’avoir quelqu’un nous filme, on est toujours trop déçues de la vidéo! On a cru faire des virages, accélérer, pomper et revenir vers la mousse. Le résultat: tout est fait tellement timidement, que l’on ne voit qu’une surfeuse un peu gauche qui essaie tant bien que mal de bouger…mais pas de virages ou de bottum en vue… Il faut donc exagérer les mouvements! Tu as cru faire un bottum bien bas, dans la vague? Ce n’est pas suffisant! Tu as cru accélérer? Tes mouvements sont souvent trop petits pour appeler ça une accélération. Tu as cru écarter tes épaules? Tu restes encore bien figée! Exagérons! N’ayant pas peur du ridicule! Il faut en faire trop, ce ne sera jamais assez!
  • Regarder des films de surf. Les gars progressent plus vite que nous. Ils se régalent de regarder des vidéos de surf. Ils suivent aussi parfois en direct les compétitions. On apprend beaucoup en observant les autres. Ainsi qu’en s’imaginant en train de faire. Ca s’appelle les représentations mentales. On voit souvent des gymnastes qui ferment les yeux avant d’exécuter leur figure en saut de cheval: ils se refont l’action dans la tête.

Mais on oublie pas avant tout de s’amuser!!! C’est très bien de réfléchir à s’améliorer, mais le meilleur conseil qu’un pote prof de surf m’a donné: PREND DES VAGUES!

Plus on prend des vagues et plus on s’amuse. Plus on s’amuse, plus on a envie de surfer. Plus on surfe , plus on progresse! Il faut donc oser! Prendre l’inside et foncer!

des bises

à plus tard pour d’autres conseils

anne

Look surfeuse de l’été 2017

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Un look surfeuse pour l’été

Après avoir passé tout l’hiver en mode roots à surfer dans le froid et la tempête, après s’être entraîner à courir des kilomètres sous la pluie et dans la boue pour les compétitions de trail ; Maintenant que l’on a le genoux griffé, le muscle gonflé, l’ongle cassé, la peau et le cheveux agressés, il va falloir songer à travailler son look de surfeuse sexy pour l’été. Contrairement aux idées reçues, pas si facile de rester féminine et jolie lorsqu’on est une surfeuse, ou une sportive en général.

Je vous présente donc la planche tendance de mes premiers repérages «sexy surfeuse» en prévision pour l’été. Pour ce premier look, pas de prise de tête, j’ai opté pour des pièces indémodables comme le minishort Roxy en jean used et la sandale Billabong tressée que j’ai associé à un débardeur en soie à fines bretelles des Galerie Lafayette, sexy avec le petit détail de dentelles le long de la couture. Cette année on ose le mélange des genres. Pour accessoiriser, le sac de plage RipCurl toujours aussi efficace avec cette année une forte tendance du motif miami. Un necklace doré épuré très à la mode et des lunettes de soleil monture ivoire de chez Planet blue. Pour le rouge à lèvre, je vous recommande le «rose ancien» de la gamme « Couleur Caramel« , totalement bio et naturel. Pour nos précieux capillaires, toujours très sollicités durant l’été, n’oublions pas l’indispensable huile protectrice de Leonor Greyl pour un effet “healthy wavy” assuré.

look surfeuse, nafnaf

On retrouve le style bohème chez beaucoup de marques qui ne font pas forcément du surfwear. J’aime bien aller chez Naf Naf. J’y trouve toujours une tenue qui me va. Des tenues tendances, mais qui n’en font pas trop. Des looks habillés tout en étant décontractés. Des tenues surfwear avec une touche en plus de sophistication. Cette tenue est composé d’un top fluide à bretelles croisées blanc: 21euro 99. Assorti à un short fluide Kaki: 34 euro 99. Porté avec des sandales Billabong à 54 euro 95.

On n’oublie pas de se protéger le visage. Notre peau de surfeuse est bien trop souvent mise à rude épreuve du froid, du vent, du sel et du soleil. Je complète toujours ma tenue d’un chapeau (collection rip curl année précédente) et de lunettes de soleil.

En ce qui concerne les accessoires, je me laisserai bien tenter par ce cabas Naf Naf. Pour couper le blanc du top et y ajouter une peu de lumière, pourquoi pas ce sautoir, simple et efficace.

Pour une touche un peu plus habillée, on mettra ce rouge à lèvre groseille Couleur Caramel (couleur très tendance). Notre bouche sera à croquer!

look plage surfeuse billabong bananamoon rip curl

Pour celles qui veulent un look un peu plus sport tout en restant féminine et sexy. Pour celles qui ont envie de couleur, on a pas peur d’associer le vert au orange. On vous propose ce look composé d’un short Roxy, d’un T.shirt Billabong. J’adore aussi la collection de baskets Victoria, particulièrement celle-ci que j’ai trouvé sur le site Sarenza à 59 euro 70. Elles rappellent étrangement les Vans, tout en étant un peu moins sporty.  A l’intérieur du sac panier orange Bananamoon à 75 euros, on glisse l’incontournable crème solaire teintée Avène indice 50 pour le visage. On peut la mettre autant au quotidien, car elle est teintée et peut remplacer la BB crème. Mais surtout: elle est efficace pour le surf. Elle est waterproof et tient bien sur la longueur. Elle n’abîme pas la peau comme certains sticks qui élargissent les pores. On a pas l’air, non plus, de sortir du carnaval. J’ai toujours trouvé que les crèmes solaires pour le visage blanches nous donnaient un teint cadavérique! J’adore aussi cette casquette Rip Curl, que vous trouverez sur le site Rip Curl ou au Surfshop de la gare à Sausset-les-Pins. Cela fait un rappel orange à la tenue. On oublie pas de porter des lunettes de soleil Sicky Eyewear, celles ci sont bien assorties et rajoutent une touche chic à cette tenue sportwear.

Bref: Vivement que l’été arrive!!!