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Surfeuse

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Dimanche 6 novembre 2016

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turtle surfboard; team girl
Turtle team

C’est dimanche et comme souvent nous avons demandé à notre nounou de garder Charlotte de 10h à 12h. Mon mari va travailler au shop après avoir surfé de 8h à 9h30.

Je peux donc aller surfer en toute liberté! Je prends le risque d’envoyer un sms matinal à Anne, car je sais qu’elle n’aime pas qu’on la reveille un jour de week end…Un quart d’heure plus tard on se retrouvait toutes les deux à l’eau.

Les vagues étaient petites, lisses et assez longues . L’eau était ultra chaude pour cette saison. Le léger mistral a rafraîchi l’air mais n’a pas eu le temps de rafraîchir l’eau.

Il y avait 4 autres surfeurs dont 3 débutants, puis 2 paddle.

Après quelques vagues Anne me dit » Viens, les gars ont pris une vague, faut prendre l’inside ». Il n’y avait pas vraiment de règles de priorité, tout le monde partait et ramait sur toutes les vagues qui passaient. Anne  s’est faite dropper à plusieurs reprises, mais on l’a pris avec philosophie: pourvu que règne une bonne ambiance. Les vagues déroulaient lentement et cela ne posait pas de problème de sécurité. D’ailleurs, juste après elle m’a droppé la plus belle vague de la session. Sans le vouloir bien-sur.

Bilan:

On a pris une huitaine de vagues chacune, profitant des rayons du soleil encore étrangement chauds pour l’époque de l’année.

Ces vagues valaient bien le prix de la babysitter.

Une session zen qui fait du bien à la tête et aux muscles. Nous avons évité d’aller sur les spots qui marchaient mieux mais qui étaient noirs de monde: Parfois vaut mieux être 4 sur une vague moyenne que 30 sur une super vague.

bises

à la prochaine!

petite session à domicile
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C’est parti pour une session fun! Nos planning ont coïncidé: c’est pas tous les jours qu’on peut surfer ensemble

 

 

Aujourd’hui, j’ai surfé avec Guillaume CANET!!!

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surf guillaume canet
Un portrait d'Anne

Surfer avec une star du cinéma comme Guillaume Canet?

Comme nous, certaines stars rêvent de surf. On peut croiser, analysant les vagues sur la promenade d’Anglet Vincent Cassel ou bien boire un verre à une table voisine de Vincenté Lizarazu à Guettary.

Mais surfer avec une star!!! Échanger quelques mots de surf tout naturellement!!! Ça m’est arrivé cet été fin août au Cap Ferret.Quel hasard!

La rencontre

C’était un spot accessible en traversant une très longue dune…et cette partie de la côte ( comme partout dans les landes) est parsemée de différents bancs de sable.

dunes surf session planche cap ferret

Avec mon compagnon, nous choisissons un pic. Un léger courant nous poussait au sud. Je me suis  laissée dériver n’ayant pas le courage de lutter contre. Je me suis donc retrouvée seule sur une autre vague, déjà occupée par 4 surfeurs. A mon premier coup d’œil, mon regard est attiré par l’un d’entre eux…On peut dire que j’ai toujours trouvé Guillaume Canet charmant depuis ces débuts au cinéma, j’ai toujours aimé ce qu’il dégageait.

dunes cap ferret houle

 

Le sourire charmeur de Guillaume Canet

Je rame vers le large et je tourne la tête sur la gauche Je vois cet homme qui me fait vraiment penser à Guillaune Canet me faire un grand sourire. Je lui réponds par un grand sourire, nous ramons côte à côte. Et pendant que je lui souris et qu’il continue de me sourire, je réalise que c’est vraiment lui!!! Dans ma tête, alors que nous nous regardons dans les yeux, je me dis « putain c’est vraiment lui…euh…qu’est ce que je fais? Il me sourit alors je lui souris…euh…tiens il a pas l’air super à l’aise sur sa planche…AhAh, il me sourit car je suis meilleure que lui, fait la belle un peu..allez!!! »

A n’importe quel niveau en surf, on admire toujours celui qui a un niveau supérieur au sien. Pas besoin qu’il fasse des rollers à midi, suffit qu’il prenne plus de vagues que nous, ou qu’il prenne la plus grosse vague de la session ( même si c’est une vague de 90 cm), et on a comme tendance à l’humilité et au respect. Même quand on est une star internationale, le surf remet tout à zéro: nous sommes égaux face à l’océan.

Rencontre physique

Pour répondre au respect de Guillaume Canet, je vois une série arriver au large ( un bon mètre dix, ahah). J’anticipe ma rame vers elle pour me rapprocher au mieux du point de déferlement, comme les pros, et j’enchaîne avec le take off. Au moment de me lever, je vois qu’elle va fermer. Souvent ce sont les plus grosses vagues qui sont close out. Mais je me dois, en tant que sujet d’admiration de Guillaume, de la prendre. Quel honte ça serait, après cette rame pugnace, de refuser la vague.

Je me jette dans le creux… Je tiens le take off mais la lèvre casse dans mon dos et la mousse me rattrape. Quand je sors du bouillon, Il était là à côté de moi, en train d’essayer de se remettre sur sa planche après un canard raté. Il me regarde un peu gêné et me dit avec un grand sourire:

 » Je suis désolé, je t’ai pas dérangé j’espère, j’ai essayé de garder ma planche, mais j’ai pas réussi, désolé encore.. »

J’aurais pu lui répondre:  » Non pas de soucis », comme je l’ai déjà dit maintes fois, car cette situation est assez commune et me barrer, la tête haute, pour garder le mystère.

J’étais tellement surprise qu’il soit là car il ne m’avait absolument pas gêné, surprise de sa politesse, de son sourire sympathique et de sa modestie que j’ai dis un truc à la con et à rallonge du genre:  » Non, non, t’inquiète pas , hihi, tu m’as pas gêné…hihi..j’aurais pas du partir dans cette vague…hihi, elle fermait…hihhi…pardon… »

Trop conne!

Et merde…il a fallut que je me justifie, alors que je n’étais même pas en tort… j’ai repris ma planche et j’ai ramé au large en essayant de retrouver ma dignité. Guillaume est allé rejoindre son pote et j’essayais de tendre l’oreille pour entendre ce qu’il se disaient.  » Je viens surfer quand mon fils fait la sieste ( et Marion elle fait quoi?)…t’en es ou de ton projet?…moi je prends toutes les vagues qui passent, je charge au hasard… disait-il en se moquant de lui-même.

Comme je m’étais placée juste au dessus d’eux car j’attendais les vagues plus grosses, je sentais le regard de Guillaume qui était obligé de se poser sur moi régulièrement. Je voyais aussi son sourire.  Je me forçais à rester naturelle, à avoir des réactions naturelles, tout en réfléchissant à lui offrir mon meilleur profil. Et je me disais: » A deux reprises c’est lui qui a essayé de créer un lien avec toi, tu pourrais engager la conversation, tu passeras pas pour une fan lourde » et puis  » Mais non! Si c’était pas guillaume Canet, tu ne lui parlerais pas, tu te poserais même pas la question »…

Mon passé de timide a eu le dessus. Je n’ai plus osé le regarder dans les yeux. Et je l’ai ignoré jusqu’à la fin de la session

J’ai surfé en compagnie de Guillaume Canet pendant 30 minutes!

Prologue:

Je raconte cette histoire à une copine qui me dit: « Ben oui, Guillaume Canet fait du surf, tu le savais pas? Je le suis sur Instagram, il est trop cool! ». »

Avec mon côté Hasbeen, je n’étais jamais allée sur Instagram, elle m’a donc fait découvrir toutes les photos de surf ou de skate de Mr Canet et m’a poussé à me créer un compte et lui envoyer un message: dixit:

« Sur ton instagram j’ai vu des photos d’un type avec qui j’ai surfé cet été au cap Ferret! même combi, même planche…c’était donc bien toi… ( histoire d’écrire un message un peu original)…tu surfes souvent là bas? »

Depuis j’attends sa réponse. Je me doute bien qu’en pleine promo de son film « Cézanne et moi « , l’arrivée de son deuxième enfant et la sortie en février de son prochain film en tant que réalisateur « Rock’n’roll » il a d’autres chats à fouetter. Et puis, surement qu’ il ne se souvient pas de moi..il est seulement souriant, avenant et charismatique comme toute star de cinéma.T’inquiète pas Guillaume, t’es toujours Rock’n Roll!

 

Quelques images du trip:

dune du pyla
la dune du Pyla: un passage obligatoire: c’est ici que j’ai appris à nager à l’âge de 5 ans
maillot quicksilver plage cap ferret
Allez fait la belle..guillaume canet est dans le coin…mais mon mec aussi.
camping van camping gaz entrecôte
Une envie soudaine de viande: c’est possible même en van
meduse athlantique chapeau
Une méduse sur la tête pourquoi pas? Elles sont plus grosses mais pas urticantes comme nos petites violettes de méditerranée. Hein Vincent?

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Tempête du jeudi 13 octobre…17H30

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Encore une tempête vigilance orange est annoncée. La mer est en folie, elle semble souffrir. Le vent la malmène. La houle la déforme creusant jusqu’à des creux de 2 mètres et le vent aplatit ses efforts et ralenti son déferlement.

Je  me dit: « ce n’est pas pour moi »… Et puis, je culpabilise: c’est le week end, j’ai encore pas mal d’énergie après la journée de boulot…et l’eau est encore chaude. Je me décide à tenter ma chance. Mon objectif premier: « faire du sport » et de manière opportune prendre une vague ou deux.

Céline me dit: je vais courir et je viens te prendre en photo dans 20 min.

A peine allongée sur ma planche, je sens un courant que je n’avais jamais subi sur mon home spot auparavant. Mes épaules chauffent d’un coup. Je ne comprends rien, le vent dans les yeux et dans les oreilles, je rame de manière anarchique au hasard. Je prends une vague assez rapidement toutefois mais qui ne déroule pas. Je remonte au pic, toujours en luttant contre ce vent de fou.

A l’eau, mon mec me dit sans ironie:  » Ca fait du bien à la tête , hein? »

Je ne peux pas dire qu’une session avec des rafales d’est à 50 noeuds soit des plus déstressante. Je ne peux pas dire non plus que ça me fait du bien à la tête… J’en prends plein la gueule , ça oui!!! et plein les tympans: quel bruit!

Une grosse série arrive, je fais un canard. Le vent m’empêche de bien planter le nose mais ça passe. je sens la lèvre taper dans mon dos, comme si elle voulait me plaquer au fond. Je perds de la distance, mais je reste sur la planche. La vague suivante arrive de plus loin…je jette la planche et j’attends ma punition.

Je me fais sortir de l’eau. Entraînée par la mousse, je finis en glissant en position horizontale pour ne rien heurter, allongée sur la dalle, ma planche balancée au hasard. Je m’en sors parfaitement bien…comme déposée au point de départ. Avec une certaine excitation et satisfaction. La mer m’a donné une gentille leçon.

15 minutes chrono de session . Céline n’a pas eu le temps de revenir de son footing.

O est Nico?
Où est Nico?
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Le canard s’impose et me sera fatal

Grande ou petite planche ?

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choix de planche de surf
trop de choix tue le choix

On se pose toujours la question: quelle planche choisir?

J’ai débuté le surf, comme tout le monde, sur une grosse planche en mousse. Mon 1er achat fut un shortboard 6’6 puis rapidement une 6’2 pour, après 10 ans de pratique, surfer en 6’0. On a toujours le fantasme du shortboard ! Comme si on ne pouvait être une vraie surfeuse qu’avec une galette sous le bras.

« on a toujours le fantasme du shortboard ! Comme si on ne pouvait être une vraie surfeuse qu’avec une galette sous le bras »

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I am a surfeuse with my tinny galette ! crédit photo: thierry liebermann

Quelle surprise quand j’ai emprunté la planche d’une copine 7’2 style mini malibu. Comme si toutes ces années de surf acharné en shortboard m’avaient servi à développer des compétences secrètes qui me permettent d’accéder à de nouvelles sensations de glisse, d’accélération, de rame et surtout : d’AVOIR LE TEMPS !!! Il est vrai que la plus grande frustration du surfeur c’est qu’en général les vagues ne durent que quelques secondes et que si l’on ramène aux nombreuses d’heures passées à l’eau et aux milliers de coups de rame : on se dit que ce n’est pas cher payé ! Tandis qu’en longboard ou en 7’2 (bien shapée bien sûr) le temps se rallonge !


Déjà au take off : on sent l’accélération de la vague à l’avance et on se lève plus tôt ; ce qui nous donne quelques milli secondes en plus (ce qui est très important en surf). Sur la vague, on a le temps ! On réfléchit à sa position, au mouvement des bras, au placement des épaules et du regard…donc la possibilité de contrôle et de progrès !!! Et à ma grande surprise et ma plus grande joie : réussir à surfer en backside !!! En effet après 12 ans de surf quasiment en frontside en régular (et oui les spots de la maison sont des droites et en général si je dois choisir entre une droite ou une gauche, j’opte pour la droite) quand je surfe backside je me sens comme une poule qui a trouvé un cure dent : je ne sais pas quoi faire ! C’est assez humiliant de se balader avec un shortboard sous le bras, d’avoir des épaules de camionneuses, d’arriver sur une gauche et de surfer comme une débutante ! J’exagère sans doute car je sais prendre des gauches plutôt creuses et assez grosses mais après le take off : ????? mystère…

Et là , Alleyluyah !!!Sur la 7’2 j’arrive à faire des virages, je monte, je descends, j’accélère, je reviens vers la mousse. Je sens que mon style n’est pas si mauvais ! Je sais surfer !!! Je suis une surfeuse !!!

VIVE les petites vagues !

VIVE les grosses planches !

VIVE la diversité !

Bilan comparatif

Short board :

Avantages
  • C’est plus facile à porter (j’ai toujours l’impression d’avoir les bras trop courts)
  • Possibilité de faire les canards : ce qui est énorme et essentiel !
  • Possibilité de prendre des vagues creuses et de ne pas avoir peur de planter
  • Maniabilité (enfin… quand on est bon)
Inconvénients
  • On prend moins de vagues donc on progresse moins vite
  • Sensation de lenteur car on doit créer la vitesse soi-même

Longboard ou 7’2

Avantages
  • On prend plus de vagues
  • Ça sauve des sessions : on s’éclate dans du 50cm !
  • Sensation de glisse très agréable et différente
  • Donne du temps: et le temps ce n’est pas de l’argent : le temps c’est du plaisir en plus!
  • Possibilité de surfer des vagues de 2 mètres si elles ne sont pas trop creuses et assez molles : le shortboard ne servirait à rien !
Inconvénients
  • Se sentir encombré (surtout avec mes bras trop courts)
  • Avoir peur de tuer quelqu’un quand on lâche sa planche face à une grosse vague qui se lève car on ne sait pas faire les canards avec !

Le mieux je pense est d’avoir un fish ou une petite planche 6’0 ou 5’7 bien épaisse: c’est polyvalent! C’est plutôt stable, ce n’est pas encombrant! Et ça surfe bien!

BREF, il faut de tout ! Un bon quiver, quoi !

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Le quiver idéal ! Y’en a peut-être un peu trop: laquelle choisir?

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POEME: Mon vilain petit canard

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canard en surf duck dive, surfeuse, surf girl
Un bon canard pour se mettre en forme

 

Pourquoi un article sur le canard en surf?

J’entends depuis quelques temps cette expression  » il a fait le canard! ». Cela signifierait se rabaisser, courber la tête, se soumettre à quelqu’un. Au contraire, faire le canard en surf ce n’est pas se soumettre à la vague, sinon elle nous maltraitera. Faire un canard en surf c’est l’affronter et utiliser sa puissance pour la vaincre.

De mes 8 ans à mes 22 ans j’ai fait du judo de manière assez intensive. Ce sport signifie: « voie de la souplesse ». Mon professeur, ou mon maître, nous a formé aux valeurs du judo comme on le pratiquait d’antan au Japon. Il nous a enseigné à ne pas utiliser la force pour gagner. Et on gagnait! Un magnifique Ippon se fait sans forcer. C’est un timing parfait, une sensation, l’utilisation de la force de l’autre pour créer le déséquilibre.

Le canard en surf est aussi question de timing, de sensation et de volonté! On n’engage pas un canard sans avoir la conviction que cela va passer! On se fait confiance, on tient bon quand on sent la puissance de la vague dans ses bras et on utilise le mouvement du rouleau pour remonter à la surface. Un canard parfait, le Ippon du canard en surf, c’est jouissif!

Le canard en surf est une technique à part entière. On le travaille, on le redoute, on l’aime, il nous donne du plaisir, ou il nous fait mal…voici un poème pour lui.

Mon vilain petit canard

canard duckdive poème sensuel surf

Je te redoute mais tu es essentiel

Réussi, tu m’emportes au ciel

Rapide, profond et dangereux

L’adrénaline est un jeu

Un timing parfait

Et tu me plais

Quand je sens ta puissance

C’est une petite jouissance

J’ai peur de toi

Je t’évite parfois

Quelques fois tu me fais mal

Quand c’est moi qui te fais mal

Dans le creux de ton épaule

Je m’enfonce et je m’envole

Quand ta lèvre vient taper sur mes fesses

Je frissonne je le confesse

Pendant l’accélération finale

Je touche les étoiles…

 

surfeuse-le-canard-2
La fessée !!!

 

 

 

 

Cliquez sur Jon Jon Florence pour découvrir sa technique folle du canard…

 

 

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Le surf est-il une drogue ? Ou comment le surf nous rend addict

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amoureuse surf addict conditions

Je suis addict au surf. C’est grave docteur?

Addiction au sport

J’ai lu récemment que de plus en plus de gens deviennent addict au sport. Certains médecins addictologues commencent à s’en préoccuper. Le sport en haute dose calmerait les angoisses et procurerait du bien être grâce aux endorphines. Le problème c’est qu’à long terme il y aurait des conséquences néfastes sur le plan physique et surtout sur le plan social

Cliquez sur ces liens pour plus d’info :

L‘express

Psychologie magazine

Amoureuse?

L’addiction au surf existe, mais elle est différente. Car c’est le manque et l’incertitude qui le rend obsédant. Tu ne peux pas enfiler une paire de running et assouvir ton besoin. C’est comme quand tu craques pour un gars et que celui-ci t’envoie des signaux contradictoires. Cela te fait tourner en bourrique. Tu ne sais jamais à quoi t’attendre et surtout quand cela va avoir lieu.

« Ah, lala, ce sport nous rend dingue, et c’est pour cela qu’on en est amoureuse… »

Comment se manifeste l’addiction?

Quand nous ridons une vague, nous quittons la terre, nous rentrons dans un espace temps différent. La gravité n’existe plus, nous glissons et le cerveau déconnecte. L’adrénaline se libère provoquant un plaisir unique…nous devenons accros. Nous voulons toujours plus de vagues, une de plus, une de plus encore, encore…Certains sont plus addicts au surf que d’autres, ils peuvent rester toute une journée à l’eau. Ils prévoient un casse croûte sucré qu’ils avalent en combinaison en ne lâchant pas du regard la déferlante. Et ils retournent surfer 4 heures de plus. Ce sont les toxicomanes du surf. Même après 6 heures de gavade, ils ne lâchent aucune vague. On pourrait croire qu’ils ont eu leur dose, ça nous énerve, arrête de me snaker…et bien non! L’addiction au surf ne provoque pas d’overdose, ils en veulent toujours plus.

addict surf blog surfeuse
Je me jette de la falaise! Je suis en manque!

C’est pourquoi cette addiction peut provoquer des crises de couple: tout passe après! Tout peut être remis à plus tard. Les conditions météo sont si sensibles que l’on ne peut pas laisser passer une bonne session.

Heureusement en ce qui nous concerne, nous ne sommes pas addict à ce point. Parfois nous aimerions éprouver ce manque viscéral, connaître cette obsession de l’analyse des différentes cartes de prévision. Nous sommes plus modérées. En effet mes copains surfeurs passent parfois la journée sur prévisurf, windguru, allosurf…en espérant que l’un d’entre eux puissent leur offrir un petit espoir d’obtenir leur dose. Lorsqu’ils sont en voyage, ils regardent les conditions qu’ils ont loupé à domicile..et quand il n’y a rien à surfer à la maison, ils s’autoflagèlent en regardant les conditions à l’océan…Le surfeur est amoureux toute sa vie comme au premier jour.

Petite blague « Made in Med »

En méditerranée, le surf peut agir comme un anti-dépresseur. lorsque l’hiver arrive. Un jour Nico m’a dit en se frottant les mains:

Extrait du tome 1 de ma BD « Surfeurs ETC (En Toutes Conditions) en vente sur toutes les plateformes ( cultura.com, amazon.com, fnac.com…) et en shop.

Les surfeurs de gros

Mais si on veut parler de véritable SHOOT d’adrénaline, il faut parler des surfeurs de gros. Les véritables fous, les vrais drogués sont les surfeurs de grosses vagues. Il n’y a qu’un toxico pour oser surfer des tsunamis. Dans le film mythique  « Riding giants » on rentre un peu dans leur cerveau, on arrive à comprendre ce qu’ils ressentent. Mais on ne comprend pas pourquoi ils en ont besoin. Besoin de frôler la mort pour se sentir vivant? Besoin de toujours plus gros, plus fort? L’addiction à l’adrénaline est exponentielle. Jusqu’où doivent-ils aller pour se sentir satisfaits? La femme de Laird Hamilton raconte à la caméra:  » Si Laird n’a pas surfé une vague de 10 mètres dans la journée, il ne se sent pas bien ». Aïe! C’est ça le véritable danger du sport pratiqué de manière excessive: le jour où la blessure arrive , comment supporter le manque? Comment se sevrer?

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Les sportifs extrêmes sont-ils sujet à tomber dans la vraie drogue?

Le surf comme nous le pratiquons n’est pas dangereux, heureusement. Au contraire, il nous fait du bien. Comme je l’ai écrit plus haut, nous sommes addicts au surf parce-que les vagues ne sont pas tous les jours au rendez-vous, loin de là, ça crée du désir et du manque. Mais c’est ce qui en fait sa magie.

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