Dans moins de deux mois, c’est le plongeon dans un monde inconnu et effrayant. Un trip au plus profond de l’Indonésie semble une rigolade face à la grande aventure de la maternité. Qui dit inconnu,dit peurs, angoisses et questionnements. Voici quelques unes de mes craintes en tant que future maman surfeuse.


La crainte d’une future maman surfeuse n°1: Ne plus avoir le temps ou l’énergie d’aller surfer

 

Le dilemme d'une maman surfeuse
La crainte n°1 d’une future maman surfeuse: SURF? BEBE? DODO?

 

A chaque session possible, j’ai peur de ne pas choisir le surf. En tant que maman surfeuse j’aurai sans doute d’autres priorités. Profiter du bébé, faire une bonne sieste réparatrice ou m’occuper du linge sale qui s’entasse? Et le surf dans tout ça? Aurai je une motivation assez forte pour enfiler ma combinaison et me jeter dans le froid? En serai-je encore capable physiquement? Ne serai-je pas trop débordée?


La crainte d’une future maman surfeuse n°2: Qui va garder bébé ? Lui ou moi?

 

craintes maman surfeuse: être moins motivée que le papa surfeur
Chacun son truc sous le bras.

 

Mon mec aura toujours plus d’énergie et sera toujours plus motivé que moi pour aller surfer. Il me dira que ma passion pour le surf est moins forte que la sienne. Que j’en ai moins besoin que lui. Et j’acquiescerai sans doute car c’est un peu la vérité. Il est un poil hyper actif. Il est capable de ne dormir que 4 ou 5 heures, de travailler toute la journée comme un dingue avec 2h30 de route, et d’enchaîner 3 heures de session jusqu’à la nuit noire. Je connais tout de même des couples qui passent la journée sur la plage avec l’enfant et alternent les rôles. Pour cela il faut que les conditions météos soient favorables…Mais aurai je l’énergie et la motivation suffisante pour imposer mon tour de session?


La crainte d’une future maman surfeuse N°3: Aurai je autant la niaque qu’avant?

 

crainte future maman surfeuse la perte de la niaque
Fini l’envie de challenge?

 

La majorité des mamans surfeuses que j’ai rencontrées  m’ont confié que lorsqu’elles sont devenues maman, elle n’ont plus eu la même volonté en surf. Comme si quelque chose leur avait été enlevé. Au contraire: comme si un vide était comblé et qu’elles n’avaient plus la même niaque pour affronter les éléments. Enchaîner les canards difficiles pour passer la barre? Se faire peur dans des conditions un peu tendues? Se faire brasser après un bon wipe out? Ah, non!!! Plus du tout envie!!! Cela revient apparemment après 3 ans environ. Ne serai je pas trop vieille dans 3 ans ? Devenir maman provoque un chamboulement émotionnel tel que l’on a pas besoin de se rajouter des pics émotionnels dans des vagues engagées. Ne surferai je plus que des petites vagues lisses sans challenge?


La crainte d’une future maman surfeuse N°4: Après le chamboulement mental, la transformation physique

 

maman surfeuse avant après accouchement
No comment

 

Une peur, peut être superficielle, mais tout de même ancrée dans nos cerveaux féminins. Même si je ne suis pas le cliché de la surfeuse hyper bien foutue, mon corps de jeune femme sportive va subir des transformations…J’ai peur d’avoir la poitrine avachie et le ventre qui pendouille.


La crainte du futur papa surfeur

Voilà la peur majeure de mon mec:

peur papa surfeur foot ou surf
Non! pas ça!!!!!

 

Je ne veux pas dénigrer les enfants qui pratiquent le football. Mon père était footballeur et j’ai passé mon enfance à le suivre sur les stades tous les week-ends. Peut-être est ce pour cela que je n’ai jamais voulu le pratiquer et que je rêvais de surfer? Pourvu que notre garçon aime la mer, la glisse et l’aventure! Je sais, j’entends dire les parents parfaits: « Il faut accepter son enfant tel qu’il est ». Mais pour mon chéri, ça serait vraiment trop dur de passer des après-midi sur un stade, lui qui n’a jamais touché un ballon de sa vie et qui ne supporte pas les coups de sifflet d’un arbitre…

Et vous, avez vous eu les mêmes peurs? Comment ça s’est passé pour vous? J’attends de vous lire avec impatience.

8 Commentaires

  1. Coucou Anne, je comprends tes craintes, mais à mon avis il faut surtout faire attention à s’écouter vraiment quand on est jeune maman … et bien communiquer avec le papa pour éviter les frustrations et les sous entendus qui peuvent vite plomber l’ambiance !
    Les règles d’or :
    – n’y aller que si tu as vraiment envie, ne pas se forcer, et ne pas culpabiliser d’avoir envie d’autre chose que surfer si tu as un créneau pour toi (passer 2 h à dessiner ou bouquiner plutôt que se peler en 5.4 cagoule dans des conditions moisies c’est NORMAL, ce n’est pas grave !)
    – se parler avec son conjoint et exprimer clairement les choses : « oui c’est toi qui est prioritaire et qui a un besoin physique d’aller à l’eau 4 fois par semaine mais là les conditions sont parfaites pour moi donc j’aimerai un créneau de 2h parce que ça me fait vraiment envie et ça me fera du bien » / « c’est gentil de me proposer mais là je ne le sens pas, je préfère faire autre chose »
    – ne pas hésiter à prendre un/une baby sitter le jour où c’est vraiment annoncé parfait, et ne pas culpabiliser de laisser son enfant pour se faire plaisir
    – arrêter de se poser trop de questions ou de se trouver des excuses : j’ai un créneau, il y a des vagues, j’ai envie, j’y vais, les machines, les courses et tout le reste on verra plus tard. Et même si ce n’est pas super niveau conditions, juste aller à l’eau ça vide la tête et on est mieux disposées pour le reste après. Tu as la chance d’habiter sur le spot et de faire du surf pas du windsurf, donc pas besoin de temps pour préparer le matos ou faire de la route !

    Pour la fatigue et le corps qui change, malheureusement il y a des paramètres qui ne se maîtrisent pas … Les seins ne sont plus exactement les mêmes après avoir allaité, est ce vraiment grave ? Quand on est sportives tout revient très vite, il faut voir le bon côté et s’estimer chanceuses ! Et pour le sommeil, tu verras que ton corps s’adapte vite et développe des facultés à s’endormir en 2 minutes… donc profites des siestes du bébé pour t’octroyer des petits dodos dans la journée.
    Pour le côté « challenge », je pense qu’il y a plusieurs raisons à être moins kamikaze :
    – attendre d’être physiquement en forme pour retourner dans des conditions solides : pas envie de se mettre dans des situations galères si on ne se sent pas capable, ce qui est plutôt sain !
    – inconsciemment, le fait de ne pas devoir se mettre en danger car ton bébé a besoin de toi
    Là encore, s’écouter est le maître mot ! Pourquoi se forcer ? Ca reviendra !
    Il ne faut pas avoir peur de lâcher prise et de se laisser porter… N’hésite pas à m’appeler si tu veux en parler…
    Bises à vous et

  2. Coucou Carole!!! Comment ça va?
    Merci pour ton super commentaire et tes conseils si précieux! J’en aurais presque fait un nouvel article tellement qu’il sent le vécu et que je le trouve sage. Tes conseils résonnent en moi, ils ont un sens. J’en prends bien note, ça aide vraiment à relativiser !!! Je t’embrasse bien fort, ainsi que ton petit qu’il me tarde de voir
    a bientot
    anne

  3. Hello,
    Je viens de lire ton article qui m’a beaucoup touchée. Aucune de tes craintes n’est futile, stupide… elles sont juste normales en ce sens que ta (votre) vie va forcément changer après l’arrivée de bébé. Mes conseils? Ecoute toi et personne d’autre, tu es la seule à connaître ton état d’esprit du moment + communique avec ton homme pour éviter les frustrations et avec bébé (Ex: j’avais besoin de sortir avec mon chéri pour une soirée en amoureux ou un truc important à boucler pour le boulot, j’expliquais à mes bébés que j’avais besoin de leur aide et d’être au calme pour faire ce que j’avais à faire et qu’ensuite, je reviendrai vers eux toute sereine. Ca a toujours fonctionné sauf quand l’un était malade) + ne néglige pas le temps de récupération post-partum ni la rééducation périnéale progressive afin de pouvoir refaire du sport sereinement).
    Pour finir, j’ai commencé le surf lorsque mes enfants avaient 6 et 3 ans (je ne sais donc pas comment faire avec un bébé), il y a un an. Ils m’ont vu sur une planche et ont voulu partager ça avec moi. Leur père pratique d’autres activités en mer, ils veulent aussi participer. Du coup, la grande prend des leçons, le petit surfe avec moi sur des mousses et attend d’avoir l’âge pour des leçons. Je peux rester dans l’eau 1h sans monter sur une planche juste pour les aider mais ce n’est que du bonheur. Et quand j’en ai envie (souvent), on s’organise en famille sur la plage pour que tous pratique leur loisir. Tout ça pour dire que les enfants aiment partager du temps avec les parents et qu’ils s’adaptent en adoptant leurs loisirs pour peu que les parents aient envie de partager aussi. Et clairement, il est bien plus facile pour moi de tirer mon fils sur sa planche dans l’eau froide que de jouer avec lui aux playmobil ou aux voitures…(ça aurait été pire encore si j’avais dû jouer à la poupée!). Bref, initiez très vite bébé aux joies de l’eau en piscine, dans la baignoire… puis à la plage afin que l’eau devienne son élément favori et que la plage devienne un grand terrain de jeu familial!
    A bientôt!

  4. Très drôle cet article, et bien vu ! Bravo aux deux copines surfeuses, qui non contentes de tenir debout sur les vagues, proposent des sujets d’actualité,
    Continuez les filles, je viendrai lire !
    Signé : une grand-mère qui n’aime pas l’eau, mais qui apprendra le surf dans une prochaine réincarnation (rien ne presse).
    F L

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